On s'assoit devant la page. Dans trois jours, il faudra parler devant des visages attentifs. Trouver les phrases justes — celles qui diront ce qu'il ou elle a été, sans basculer dans les formules fatiguées.
On écrit « c'est avec une grande émotion ». On efface. On écrit « parti trop tôt ». On efface encore. Chaque tournure sonne comme une autre, empruntée, lointaine.
Le problème n'est pas qu'on manque de souvenirs. On en a trop. C'est d'en faire un texte qui se tienne, qui respire, qui soit à la hauteur.
Cet outil ne remplace pas votre voix. Il vous donne un point de départ — trois brouillons très travaillés, bâtis sur ce que vous nous racontez, dans le style que vous choisissez. Vous les ajustez ensuite, mot à mot.